Une fois l'an, le groupe de travail de Tremblante Canada se réunit pour examiner les normes nationales du Programme volontaire de certification des troupeaux à l’égard de la tremblante (PVCTT). Le groupe de travail agit à titre de comité consultatif formé de représentants de la Fédération canadienne du mouton, de la Fédération canadienne nationale de la chèvre, de la Société canadienne des éleveurs de moutons et de l'Association canadienne de l'industrie du bétail et de la génétique dans le but de superviser les projets gérés par Tremblante Canada. L'examen annuel des normes nationales permet de réaliser un survol périodique des règlements du PVCTT et fournit l'occasion de faire valoir les modifications au programme proposées par l'industrie. Les commentaires des éleveurs et de l'industrie portant sur le PVCTT sont recueillis tout au long de l'année et sont abordés dans le cadre de l'examen annuel afin de maintenir l'intérêt des intervenants dans le programme. Les modifications proposées sont examinées par le groupe de travail, la politique fait l'objet d'une révision par l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) et les modifications sont ensuite apportées, lorsque cela s'avère possible, par un processus de collaboration. L'examen des normes nationales de 2011 a traité de certaines politiques clés, ce qui a entraîné certains changements dans la réglementation. Les points suivants concernent particulièrement les participants au PVCTT.
L'apport d'embryons au sein d'un troupeau inscrit au PVCTT a le même effet sur le statut des participants que l'acquisition de femelles en vie. Cela revient à dire que l'utilisation d'un embryon provenant d'un troupeau non inscrit entraînera une rétrogradation du statut d'un participant au niveau d'entrée E, et que le recours à des embryons provenant d'un troupeau de statut de certification inférieur du PVCTT se traduira par une rétrogradation du statut d'un participant au niveau de celui de l'embryon. L'achat d'un embryon, tout comme celui d'une femelle en vie, provenant d'un troupeau inscrit au PVCTT ayant un statut équivalent ou supérieur n'entraînera pas de changement au statut de l'acheteur. Mais comment pouvons-nous établir l'incidence sur le statut de certification lors du recours à un embryon provenant de l'exploitation de l'éleveur avant son inscription (ou recueilli et stocké alors que le statut de l'éleveur était inférieur)? Cette question a été soulevée récemment lors de l'examen des normes nationales et elle mérite qu'on s'y attarde.
La réponse à cette question n'est pas simple et elle dépend entièrement de ce qui est advenu de la donneuse.
Une nouvelle motion adoptée dans le cadre de l'examen des normes nationales de 2011 permet dorénavant aux rapports d'Agri-Traçabilité Québec (ATQ) de servir comme documents à l'appui pour les rapprochements annuels de l'inventaire du PVCTT. Auparavant, les producteurs étaient tenus de fournir des reçus liés aux ventes privées, aux enchères et à l'abattage afin de vérifier la circulation de tous les animaux hors de leurs troupeaux durant l'année. Pour les éleveurs du Québec, cette tâche représentait une duplication des rapports à fournir à ATQ dans le cadre de la traçabilité obligatoire des animaux dans la province. Ce changement de politique du PVCTT signifie que les éleveurs du Québec peuvent désormais utiliser leur rapport sur le mouvement des animaux présenté à ATQ en remplacement des reçus originaux, ce qui permet d'économiser une quantité considérable de temps et de ressources nécessaires pour regrouper ces données.
Le changement ne permet toutefois pas l'utilisation des rapports d'inventaire d'ATQ au lieu de ceux réalisés sous la supervision d'un vétérinaire. Tous les éleveurs, quel que soit leur lieu de résidence, devront faire appel à un vétérinaire accrédité aux fins du PVCTT pour effectuer leur rapport d'inventaire annuel. Le processus d'inventaire est beaucoup plus qu'un simple compte rendu de la présence de tous les animaux admissibles à la ferme; une partie essentielle de ce processus permet au vétérinaire accrédité d'effectuer une inspection visuelle du cheptel afin de détecter des signes cliniques de la tremblante. De plus, les éleveurs sont toujours tenus de communiquer toute donnée absente des rapports annuels. Ces changements permettront de réduire la quantité de travail nécessaire pour réaliser et présenter les rapprochements annuels d'inventaire des éleveurs et ils devraient inciter les grands éleveurs à souscrire au programme.
L'examen des normes nationales du Programme volontaire de la certification des troupeaux à l’égard de la tremblante se tiendra tous les ans. Nous invitons les intervenants à soumettre leurs suggestions et commentaires qui seront tous pris en compte.
Le Plan d’éradication national des EST est financé par le Fonds Agri-flexibilité d'Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC). Les opinions exprimées dans ce document sont celles de la Fédération canadienne du mouton et ne représentent pas nécessairement celles de l'AAC.≠
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